Noël Magique…

Noël Magique…

28 août 2013 0 Par

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C’était la veille de Noël. Il faisait très froid. Le soleil faisait briller les arbres du parc de milliers d’étincelles argentées. Le lac était gelé. La sonnerie de l’école venait de sonner et les enfants s’échappaient en courant et en criant. Ils se dispersaient pour certains vers leur maison, pour d’autres vers le lac pour aller patiner encore un peu avant le coucher du soleil.

Ce soir c’était la veillée de Noël. Tous les enfants avaient hâte d’être au lendemain sauf peut-être un petit garçon solitaire. Il s’appelait Henri, il se tenait un peu à l’écart du groupe, il ne criait pas mais observait les enfants qui couraient. Il n’était pas pressé de rentrer chez lui car personne ne l’attendait. Il s’assit sur un banc au bord du lac, pas trop près ni trop loin du groupe d’enfants, à un endroit où il pourrait observer les enfants qui patinaient sans qu’eux puissent le voir car il n’avait pas de patins. Il sortit de son cartable un morceau de pain et une barre de chocolat qu’il dégusta avec plaisir. Non il n’était pas pressé de rentrer chez lui.
Ses parents n’étaient sûrement pas rentrés de voyage et il était sûrement le seul à ne pas attendre le lendemain avec impatience car il savait que le Père Noël ne lui laisserait rien sous le sapin car ses parents étaient partis depuis plusieurs semaines maintenant et il n’avait pas pu envoyer sa lettre au Père Noël, il n’y avait pas de sapin de Noël chez lui. Il sortit la lettre qu’il avait écrite au Père Noël de sa poche et la lut encore une fois. Il demandait une paire de patins à glace pour pouvoir se joindre aux autres enfants du village qui tous patinaient. Il venait d’arriver au village et n’avait pas d’amis. Le soleil se couchait à l’horizon et petit à petit tous les enfants quittaient leurs patins pour rentrer chez eux. Ils avaient tous hâte de se coucher pour être au lendemain et découvrir leurs cadeaux. Henri se décida à rentrer chez lui. La nuit allait tomber très vite car c’était l’hiver.

Quand il poussa la porte de sa maison il trouva sa grand mère endormie dans le fauteuil près du poële. Elle était très âgée et ne pouvait pas s’occuper de lui. Une dame du village passait tous les jours lui faire un peu de ménage et lui préparait ses repas ainsi que ceux d’Henri qui était arrivé chez elle depuis peu. Henri trouva sur la table deux assiettes, le repas était préparé mais la dame était partie. Il réveilla doucement sa grand mère et ils dînèrent tous les deux d’un repas ordinaire. Pour tous les enfants du village c’était la fête, la veillée de Noël. Dans les maisons on riait et on chantait tout en mangeant de bonnes choses mais chez Henri c’était très calme. Après le souper sa grand mère était partie se coucher. Henri après avoir débarrassé la table monta lui aussi se coucher. Après avoir lu un livre de contes il s’endormit très vite. Sa journée avait été longue et fatigante.

Il avait posé sa lettre sur le bord de la fenêtre espérant que le Père Noël la verrait et pourrait lui laisser une paire de patins même s’ils n’étaient pas neufs. Il rêva qu’il patinait sur le lac avec les autres enfants. Le lendemain aux aurores il se réveilla. C’était le jour de Noël, il descendit tout doucement l’escalier sans bruit après s’être habillé rapidement. Sa lettre n’était plus sur le bord de la fenêtre. Il voulait voir si le Père Noël lui avait laissé un cadeau. Il eût beau faire le tour de la maison, il ne trouva rien. Il se demandait qui avait pu emporter sa lettre. Il s’apprêtait à prendre son petit déjeuner un peu déçu quand il vit un petit lapin qui l’observait derrière la vitre de la cuisine.

Intrigué il revêtit des vêtements chauds et sortit dans le jardin. A l’heure où les enfants se réveillaient dans les maisons du village et découvraient émerveillés leurs cadeaux au pied du sapin, lui s’apprêtait à sortir et à suivre Lili, une petite lapine curieuse jusque dans la forêt. Il avait neigé pendant la nuit et la forêt était toute blanche, ses pas laissaient des traces dans la neige et on aurait pu le suivre facilement. Lili la lapine bien que sautillant devant lui se retournait souvent pour voir si Henri la suivait toujours. Il marchait bien depuis une demi heure dans la forêt quand il se remit à neiger, ses traces allaient s’effacer. Dans sa maison sa grand mère n’était pas encore levée. Il n’avait pas pris de petit déjeuner et commençait à avoir faim. Au bout d’un moment il voulut retourner chez lui, Lili la lapine continuait à avancer et Henri en avait assez de marcher.

Il s’assit pour manger un reste de goûter de la veille trouvé dans sa poche et se demanda comment il allait retrouver son chemin. Lili la lapine s’était arrêtée elle aussi et l’observait. Henri comprit que Lili la lapine avait besoin de lui et qu’elle l’attendait, aussi décida-t-il d’être courageux et malgré sa peur continua d’avancer dans la forêt au risque de s’y perdre complètement. Qui pourrait le retrouver si loin de chez lui. Il ne neigeait plus. Il décida de marquer les arbres tout au long de son chemin. Après un temps qui lui parut très long Lili la lapine s’arrêta enfin d’avancer et s’assit à quelques mètres d’une grosse butte de neige qu’elle gratta de ses pattes. Henri s’approcha et enleva la neige autant qu’il put et découvrit l’entrée d’un terrier. En regardant à l’intérieur il vit trois petites boules de poils et comprit que c’était les bébés de Lili la lapine qui avaient dû être ensevelis sous la chute d’une grosse boule de neige.

Il ne comprenait pas pourquoi Lili la lapine était venue le chercher lui et pas un autre enfant mais il était fier d’avoir pu réunir cette famille de lapins car il savait combien il était important d’avoir ses parents près de soi, lui à qui ses parents manquaient énormément. Il s’éloigna un peu et vit Lili la lapine rentrer dans son terrier. Il pensa à la joie qu’ils devaient tous avoir de se retrouver le jour de Noël. Puis il décida de prendre le chemin de la maison. Il n’eut aucun mal à retrouver l’endroit où il avait mangé le reste de son goûter car il avait marqué les arbres mais il se demandait comment il allait faire pour retrouver sa maison car à partir de là il ne savait plus où aller, il n’avait pas pensé à marquer son chemin et la neige avait recouvert ses traces de pas. Il avait de plus en plus faim.

Il commençait à désespérer quand il vit arriver trottinant Lili la lapine qui le ramena chez lui. C’était un Noël merveilleux, Lili la lapine lui rendait service elle aussi, elle ne l’avait pas oublié. Arrivé chez lui et très heureux il ouvrit la porte et eut une surprise, sa grand mère était dans son fauteuil souriante, ses parents assis sur le canapé avaient posé près du poële un cadeau. Tous se jetèrent dans les bras l’un de l’autre trop heureux de se revoir après tant de semaines de séparation. Henri ouvrit son cadeau et découvrit dans la boîte une paire de patin. L’après midi même il se joignit aux autres enfants sur le lac et joua avec eux. C’était la magie de Noël……..FIN